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Maintenant je le sais, je n'ai plus rien à vivre, je n'ai plus rien à faire ici.





# Posté le samedi 22 août 2009 06:39

Bienvenue en Terre Sainte.

Bienvenue en Terre Sainte.
Bordeaux, été 2009.

Trois cafés par jour, un soleil brûlant, et des centaines de cigarettes.



Me voici pigiste et photographe.


# Posté le vendredi 21 août 2009 16:50

Modifié le samedi 22 août 2009 06:36

Parce qu'on a tous à se déxintoxiquer de quelque chose.

Parce qu'on a tous à se déxintoxiquer de quelque chose.


Ce qui est formidable c'est de se dire que quoi qu'il arrive j'aurai assez bien vécue pour ne rien regretter et pour avoir vu tout ce en quoi je rêvais. Je peux m'endormir tranquillement en me disant, j'ai vécu des choses extraordinaires, entourée des personnes les plus sincères qu'il soit. J'ai réalisé un de mes rêves en voyant à deux reprises Crystal Castles sur scène, j'ai vu Pete Doherty à deux mètres de moi dans la rue des Rosiers, j'ai vu Yuksek, Surkin, The Virgins, Autokratz & Digitalism sur scène, j'ai croisé Barack Obama sur le Pont Neuf à Paris saluant la foule de sa main gauche, j'ai slamer sur The Ting Tings, je verrai MGMT, Vitalic, Birdy Nam Nam et The Klaxons cet été, j'ai bu de tous les alcools possibles, j'ai embrassé des beaux garçons, j'en ai même aimé parfois jusqu'à en pleurer, j'ai hais, j'ai tout ressenti. J'ai voyagé en France, j'ai voyagé en Espagne, j'ai caressé la Tamise, j'ai photographié pendant des jours et des jours les paysages d'Italie. J'ai été passionnée, j'ai dans certaine situation tout donné pour ne rien regretter, je n'ai jamais voulu être une personne en qui je ne croyais pas, j'ai réussi mes études, mes parents en sont fières, j'ai aidé quiconque le désirait tant que je le pouvais. J'ai vécu avec l'espoir d'un jour meilleur et j'y ai cru jusqu'à la dernière seconde.








Arrêter les pendules, couper le téléphone,
Empêcher le chien d'aboyer pour l'os que je lui donne.
Faire taire les pianos, et sans roulements de tambours,
Sortir le cercueil avant la fin du jour.

Que les avions qui hurlent au dehors,
Dessinent dans le ciel ces trois mots, Il est mort.
Nouer des voiles noirs aux colonnes des édifices,
Ganter de noir les mains des agents de police.

Il était mon nord, mon sud, mon est et mon ouest,
Ma semaine de travail, mon dimanche de sieste,
Mon midi, mon minuit, ma parole, ma chanson.
Je croyais que l'amour jamais ne finirait, j'avais tort.

Que les étoiles se retirent, qu'on les balaye,
Démonter la lune et le soleil,
Vider l'océan, arracher la forêt,
Car rien de bon ne peut advenir désormais.
W.H. Auden.


# Posté le vendredi 15 mai 2009 17:28

Modifié le mardi 30 juin 2009 04:22

QUEER AS FOLK.

QUEER AS FOLK. ♪
Dernière ligne droite.

C'est étrange la façon dont on gère le peu d'optimisme que l'on a... On l'exploite à mauvais sens pour faire de nous des personnes faibles, et donc, des personnes pessimistes.

1 / 2 / 3 / 4 / 5 / 6/ 7 / 8 / 9 / 10 /11/ 12


Il est impressionant de voir à quel point ta seule absence provoque des troubles immoraux dans mon quotidien d'aguicheuse à plein temps. Tout me semble si fade, rien n'a plus de goût, tout me dégoute... de la rosé du matin jusqu'à la pleine nuit sombre et ombragée, tout perd de son sens. L'absurde et le dépit ne font que m'envahir. Lorsque je sombre de sommeil, après plusieurs cigarettes enchainées à la suite dans le seul espoir que cette fumée puisse parvenir à combler ce vide creux et déroutant, je ne pense qu'à toi, ton image me revient, tes mots m'enlacent et ton odeur m'emprisonne de ce cauchemard qui n'est rien d'autre qu'un manque: toi.

# Posté le samedi 25 avril 2009 13:20

Modifié le lundi 18 mai 2009 06:52

Comme de féroces nappes asphyxiantes de sons de Gameboy en deux dimensions triturés à outrance et de grandiloquentes boîtes à rythme percussives qui transpercent le crâne avec une force suraigüe, s'imprégnant dans les profondeurs du cerveau, telle une fièvre.

 Comme de féroces nappes asphyxiantes de sons de Gameboy en deux dimensions triturés à outrance et de grandiloquentes boîtes à rythme percussives qui transpercent le crâne avec une force suraigüe, s'imprégnant dans les profondeurs du cerveau, telle une fièvre.
Assise à l'arrière de ce Break Volvo, sous un soir de pluie, sous un fond musical d'Otis Redding, reçassant ces souvenirs lointains, ces émotions passées, ces idées préçoncuent et fausses, je pensais. Le printemps s'était imposé sur l'hiver, la saison des fleurs ou les bourgeons fleurissent à nouveau, marquand la fin d'une saison plus que morbide et terrifiante, nous ouvrant les portes sur un futur que l'on espère prometteur. L'été, douce période de l'espoir et de la renaissance, marquant la fin d'une longue année, difficile et agitée, je ne pouvais m'empêcher de me demander quand est-ce le bon moment pour réaliser son bilan ? Les pluies diluviennes tombaient toujours plus vite sur la ville parisienne se mélant aux lumières des véhicules, le paysage devenant flou au fur et à mesure que les chansons s'enchainaient. Durant ces dernières années, en effet, tout avait changé. Les pistes s'étaient brouillé, nos pilliers s'étaient effondrés, et nos espoirs s'étaient envolés. L'espoir qui animait nos coeurs avait été remplacé par un pessimisme de masse.

# Posté le dimanche 12 avril 2009 05:46

Modifié le lundi 18 mai 2009 06:52

A l'autre bout de la Terre, six pieds sous terre.

A l'autre bout de la Terre, six pieds sous terre.
J'ai peut-être après des années de labeur, acharné bête et ongle, griffe et corne réussit à t'oublier. J'ai peut-être, enfin, après tant de souffrances, de larmes, de tristesse et de haine, réussit à effacer ton visage de ma mémoire. Il est probable que mes draps ne soient plus imprégnés de ton odeur, mais uniquement de la mienne. J'emets, enfin, l'hypothèse de pouvoir dire je t'aime mais aussi celle qui me fera un jour dire, je suis libre, je me fous de tout, de toi, de moi, et de ce nous qui n'a jamais existé puisque toi même tu me disais: nous ?. Oui nous. Toi et l'être infame, rongé, pourrit, désemparé que tu as fait de moi. Je t'avais eu, je pensais avoir tout eu, j'avais vu Dieu et toi t'avais baisé la Vierge. J'allais enfin pouvoir m'évader tous les soirs, boites parisiennes, bars et concert non stop, habillée comme les filles sur qui tu bavais si souvent. Tu me désirera jusqu'à enterrer ton égau, tu regrettera d'avoir jouer, tu souffrira jusqu'à voir rouge. Mais je ne te demande rien, parce que je sais bien qu'il faudrait un miracle pour qu'enfin, tu réalises l'un de mes désirs, sans me poignarder dans le dos.

# Posté le vendredi 20 mars 2009 15:47

Modifié le lundi 18 mai 2009 06:53

RAPTURE.

RAPTURE.
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J'avais eu tort, tort de penser que rien ne changerai. Maintenant je regrette. Je regrette de n'avoir été celle dont tu révais, je regrette d'avoir penser que rien ne pourrai nous trahir, ni notre tolérance et encore moins notre patience. Je voyais notre histoire comme un love story, comme une chanson produite par le label Motown dans les années 60, à tendance soul et pop, comme un slow indémodable, plus profond que les océans. Je nous imaginais mener une vie palpitante, ni trop classique ni trop emmerdante. En fin de compte, je nous voyais juste toi et moi, et cela semblait me satisfaire. J'ai toujours été celle qui dérangeais, celle dont personne ne parlait, mais que personne oubliait pour autant. J'ai toujous été le troisème élément dit perturbant. Je n'y peux rien, je suis comme ça, certain diront que je suis seule, certain diront que c'est la vie, d'autre que c'est le destin, je te dirai juste que c'est ainsi. Je ne veux pas te mentir, j'ai vu des choses, j'ai ressentit des émotions, palpables ou non, mais je n'ai pas pu oublier ta joie quand tu l'as croiser, elle, cette pétasse intoxifiée. Certain diront que je suis jalouse, perfide, intolérante, et inhumaine. Je te dirai juste que je t'aime. Je ne veux pas être la raison de ta perdition, je veux juste que tu vives, parce que tu le mérites, et que malgrès tout, personne ne le mérite plus que toi. Je ne t'abandonne pas, je ne te quitte pas, je ne te déteste pas. Je veux juste te rendre ta liberté. La liberté que je t'ai voler il y a bien trop d'année.

# Posté le mercredi 04 mars 2009 12:48

Modifié le lundi 18 mai 2009 06:53

"Je fume, je bois, je baise. Triangle équilatéral." S. Gainsbourg.

"Je fume, je bois, je baise. Triangle équilatéral." S. Gainsbourg.


Précis grammatical :
J'ai un prénom à ascendance anglo-saxone, Deana, est en réalité le féminin de Dean (comme James Dean), il va donc de soit que la prononciation se fait de la façon suivante : "Dina."
Mes parents m'ont surnomé ainsi grâce/à cause d'un générique de film.

# Posté le mardi 30 décembre 2008 16:05

Modifié le lundi 18 mai 2009 06:53

"On entre dans l'émoi mélancolique, l'émoi à l'héxomile." A. Wizman.

 "On entre dans l'émoi mélancolique, l'émoi à l'héxomile."    A. Wizman.
A YUPPIE : Homme brun de préférence, une trentaine d'année pour tout et pour compte, célibataire, travaillant hardument dans les rues de Wall Street, diplomé d'Harward ou de Yell, ayant pour animal de compagnie, un chien très cher, façon Golden Retriever.


"Et je cours, je me racroche à la vie..."


J'ai du imaginer cette scène, des centaines de fois, peut-être même plus si c'est possible. Souvent, le soir, adossée à ma fenêtre, je m'allume une cigarette, la musique envahissante, le froid glacial contre mes seins. Je m'imagine dans l'une de ces rues parisienne, celle que je vois n'est autre que la rue de Rivoli, la station Saint-Paul le Marrais est derrière moi, et lui devant moi. Je porte un trench et des Richelieus, le vent est léger mais assassin, mes cheveux fouettent mon visage, et un souffle me pousse jusque dans ses bras. Je me mets à courir, vite, mais j'accélère, encore et encore. Ces quelques mètres qui nous séparent me semblent être une éternité toute entière, un vide entre deux galaxies, un précipice. J'ai tellement couru que nos corps ont fini par s'entrechoquer, son souffle parvient jusqu'au creux de mes oreilles, ma larme atteint son épaule. Il me sert tellement fort, je n'arrive plus à respirer, j'ai envi d'hurler, j'ai envi d'hurler tellement c'est irréel, tellement je l'aime. Si il me lâche je serai encore plus tétanisée. Après plusieurs minutes, nos corps s'écarte peut à peut et nous prenons le temps de nous admirer. Les passants se retournent, nous admirent et s'échange quelques paroles en esquivant des sourires. Une petite fille tient la main de sa mère, elle déguste une sucette et sa mèche vient se coller contre sa lèvre, elle est exorcisée. Il y a déjà sept minutes que ma cigarette est allumée, déjà trois chansons se sont écoulées, je jette mon mégot, ferme la fenêtre, m'allonge et me concentre. Demain, une nouvelle fois, tout recommencera.


# Posté le mardi 09 décembre 2008 14:48

Modifié le lundi 18 mai 2009 06:54

Puisque l'insolite est une femme, admirons celle qui n'est que de passage.

  Puisque l'insolite est une femme, admirons celle qui n'est que de passage.
Dialogue de l'absurde :

Trois jeunes filles sur un lit dans une obscure clarté.
La 1ère : Je sais écrire avec mes mains !
Elle écrit des prénoms avec ses doigts le plus rapidement possible.
La 2ème : Ecrit : INCONSTITUTIONNEL !
Elle s'executa.
La 1ère : C'est dur, y'a plein de "N" !
La 3ème : Pourquoi inconstitutionnel et pas anticonstitutionnel ?
La 2ème : ANTICONSTITUTIONNEL n'est pas constitutionnel !
Eclat de rire général.
La 3ème : Vous savez je suis donneur universel ! c'est moi O+ !
La 1ère écrit O+ avec ses doigts.
La 2ème : Tu sais que quand tu es O- ton enfant tu l'empoisonne par le sang !
La 3ème : Je vais empoisonner mon enfant !
La 2ème : Bah non...
SILENCE.
La 1ère "écrit" silence.
La 3ème : T'es payé pour faire ça ?!

# Posté le mercredi 05 novembre 2008 12:55

Modifié le lundi 18 mai 2009 06:54